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 akira yoshizawa

13/3/2012

 

AKIRA YOSHIZAWA

Nom : Akira Yoshizawa (吉澤 章)
Nationalité : Japonaise
Date de naissance : 14/03/1911
Statut : décédé (2005)
Début de « carrière »: 1951
Fin de « carrière »: 2005
Genre(s) : Artiste, Contemporain

Photo du 29 août 2004.

Akira Yoshizawa est né le 14 mars 1911 dans la provinces du Kanto (au nord du Japon). Considéré comme un des précurseurs de l’origami (art du pliage de papier) moderne.

A l’âge de 4 ans, Akira reçoit son premier origami ! Un petit bateau en papier que ses frères et soeurs déchirérent en voulant se l’approprier… Un drame était alors survenu ! Depuis, l’origami devient son loisir, et il ne se contentai pas de reproduire les modèles traditionnels ! Il cherchait aussi des nouvelles méthodes de plis.

Après avoir passé un séjour dans un monastère boudhiste, Akira, âgé de 21 ans à l’époque, entra dans une fabrique d’éléments industriels. Ayant la charge de former les apprentis, il eu la brillante idée d’utiliser l’origami pour donner des bases de géométrie pour la réalisation de certaines pièces. Succès assuré et renouvelé, ses dirigeant lui donnèrent même la possibilité d’étudier le pliage pendant ses heures de travail ! Sa passion se renforça d’avantage.

Après la Seconde Guerre Mondial, la vie de Mr Yoshizawa prends un tournant radical en 1952Tadasu IIzawa, dramaturge et éditeur Japonais, publia un grand livre sur l’origami, illustré par 12 origami de notre cher Akira ! (représentant les signes du zodiaque)

De là, tout est parti. Sa notoriété monta en flèche et il fût très solicité : invitations, conférences, démonstrations, cours d’origami, …

1954, Akira sort son premier livre intitulé Atarashii Origami Geijutsu (« L’Art nouveau en origami »). Il en profita aussi pour créer l’Association d’Etudes en Origami (actuellement l’International Origami Society).

Il se fait connaitre en Europe dans les années 1955 grâce à Gershon Lergman, un Américain installé sur le territoire français. Il dévoila pas loin de 300 créations de Yoshizawa-sensei. Une exposition suivi celle-ci cette fois-ci au Musée Stedelijk à Amsterdam.

En 1957 le bulletin : Origamian, issu de l’Origami Center of America publie des diagrammes mettant en images des schémas à base de pointillés et de flèches que notre cher Akira avait créer pour expliquer ses méthodes de pliages. Le solfège du plieur était né ! Des plieurs du monde entier peuvent enfin s’échanger, partager leurs créations et plus important nous disposons alors de la transmission écrite des pliages. Le Yoshizawa-Randlett (la notation des plis d’origami par Yoshizawa) est devenu la norme de référence pour la plupart des origamistes

En 1983, l’empereur du Japon Hirohito l’élève à l’Ordre du Soleil Levant.

Mars 1998, Yoshizawa-sensei est invité à exposer ses origami au musée du Louvre, dans le « Carrousel du Louvre » plus précisément, situé sous la pyramide en verre du Louvre.

En 1999, une exposition au Matsuya Ginza de Tokyo.

Il décède le 14 mars 2005, à l’âge de 94 ans laissant derrière lui une culture impressionnante sur l’origami.

Anecdotes en vrac :

En tout, il a créer un nombre colossal de modèles, seulement une centaine ont leurs diagrammes et sont répartis dans ses 18 livres (rééditions compris). Vous pouvez d’ailleurs vous les procurer sur le site de Paulo et Silke Schröder.

Il innova avec une technique unique : le wet-folder ou « pli mouillé » dans cette technique le papier est humidifié avant de le plier, donnant au pliage un aspect sculpté.

Nombre de ses origami ont été reproduits et schématisés par d’autres origamistes, ce qui avait notamment le don de fortement irriter Yoshizawa lorsqu’il était plus jeune. En vieillissant, il s’assagit par rapport à cela et finit même par apprécier la compagnie de ses rivaux.

Au yeux de Yoshizawa l’origami était plus qu’un art. Les personnes qui ont pu croiser son chemin lors de ses déplacements et démonstrations ont pu constaté et être éblouis par ses « représentations ». Il soignai ses mains, respectai le papier et priai avant de le soumettre… Selon ses propres dires « Le temps du pliage est un rite, une ascèse une oeuvre d’art, tout autant que le modèle fini. » ou encore « Mon art, c’est le zen, qui est la recherche de l’âme par la contemplation du beau. »

On se rappellera de lui en tant qu’un petit homme rieur qui sautait de joie et qui applaudissait ses propres démonstrations. Un homme impressionnant par sa simplicité sa générosité et son enthousiasme quand il s’agissait de partager son art.

Quelques-uns de ses modèles :

 

 

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